Particularités du SM Gay

Par Olive O
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1/ Sm gay : Qu’est-ce que c’est ?
Très répandu dans les milieux gay, le sm trouve une étonnante diversité de déclinaisons au sein de la communauté homosexuelle, qu’il s’agisse du recours à des sextoys spécifiques jusqu’aux pratiques les plus extrêmes. Du fétichisme au bondage en passant par la soumission, le sm gay se distingue par son absence de préjugés et de tabou et par sa capacité à repousser continuellement les frontières physiques et psychologiques. D’avantage que chez les pratiquants hétérosexuels, le sadomasochisme appliqué à la communauté gay accentue la prédominance du contrôle absolu du maître sur son esclave, ce dernier étant dès lors considéré comme un objet sexuel destiné à satisfaire toutes les exigences de son dominant. Les possibilités de scénarios et de jeux de rôle sont sans limite et augurent les situations de soumission et d’humiliation les plus poussées.
Partie intégrante des pratiques sexuelles auxquels se livre la communauté gay, le sadomasochisme offre, dans le cadre du plaisir entre hommes, une dimension très riche et hard à leurs ébats. Tout comme chez les hétéro, le sm gay se fonde sur les mêmes valeurs, à savoir la considération de l’autre et le strict respect des limites préalablement fixées entre les partenaires. Les rapports de domination entre le maître et son esclave tout comme la place de la douleur dans les jeux élaborés se retrouvent dans l’univers sm gay.
Le sm gay donne lieu à un certain nombre de pratiques extrêmes plus ou moins hard. On y retrouve aussi bien du sm soft basé sur des jeux de rôle et une relation de soumission que des pratiques jugées hors norme. Les amateurs sm gay pratiquent notamment la fessée, le bondage, le rasage ou encore le fist-fucking. D’un point de vue plus psychologiques, les gays amateurs de sm se distinguent également par leur fétichisme accru à l’égard de certains objets et matières tels que le latex, les cagoules, etc …
Il n’est guère aisé socialement pour un homosexuel de s’affirmer comme amateur de sm. En effet, malgré l’évolution de la société, la double étiquette « gay » et « sm » peut être socialement difficile à accepter et peut donner le sentiment à l’individu d’appartenir à une minorité dans la minorité. Néanmoins, tout comme la population hétéro, la communauté gay connaît un attrait croissant pour l’univers sm et le vaste champ de possibilité qu’il offre en terme de jeux et de pratiques.
L’une des caractéristiques principales qui distingue les pratiquants sm gay des autres est la vaste panoplie d’objets et d’accessoires très chargée symboliquement et qui renvoie pour certains à certaines activités bien précises. A titre d’illustration, les foulards Bandanas sont des identifiants très marqués pour les amateurs de fist. Ainsi, selon leurs couleurs et la façon dont ils sont portés, le gay aura connaissance de la façon dont son partenaire pratique cette activité. Un Bandanas porté à la poche gauche identifiera un fisteur alors que celui qui le porte à la poche droite se signalera comme le fisté. De nombreux autres signes distinctifs sont des mines d’informations pour le gay voulant s’essayant au sm.
Pour vivre sa passion du sm et face à la popularité croissante de celui-ci, le gay dispose d’un large panel de possibilités en terme de lieues et d’évènements particuliers. De nouveaux bars cuirs ont fait leur apparition, des sex-shop sont entièrement consacrés au sm gay et la renaissance des back-rooms (chambres noires) permettent à tout un chacun d’approfondir son expérience du sm. Bien entendu, il ne faut pas oublier les soirées sm qui constituent de fabuleuses opportunités de rencontres et d’échanges entre hommes.
Basé sur la confiance et le respect réciproque, le sm gay doit se dérouler dans un cadre préalablement défini. Les mesures en terme de sécurité et d’hygiène sont les mêmes que dans le cadre d’un rapport « classique ». Néanmoins, il est bon de savoir que si les coups et les ordres ne transmettent pas d’infections sexuellement transmissibles, il faut noter qu’une peau partiellement endommagée par certaines sévices ne doit pas être mis en contact avec le sperme de son partenaire de jeu de même qu’il faut être vigilant concernant l’éventuel contact entre muqueuses et sang. C’est particulièrement dans ce contexte que le self-control et la totale maîtrise du scénario choisi dans lequel se déroulent les jeux sont des conditions essentielles pour vivre une expérience en toute sécurité. Le sm gay ne donne pas systématiquement lieu à des pénétrations et certaines pratiques n’occasionnent ni perte de sang ni de sperme, ce qui diminue d’autant les risques de transmission de maladies tels que le VIH ou l’hépatite. Si pénétration il y a, le port d’un préservatif pour la sodomie ou de gants pour le fist-fucking est absolument indispensable de même qu’il est impératif de désinfecter le matériel avant chaque usage et entre chaque partenaire. Ceux qui pratiquent le sm dans sa dimension la plus hard sont souvent amateurs de plans « jus », à savoir que ces derniers éprouvent une grande excitation sexuelle à être mis en contact avec le sperme ou le sang.
En terme d’accessoires sm mis à la disposition des gays, le choix est des plus pléthoriques. L’amateur sm pourra, au sein de ses jeux, disposer d’une grande gamme de godes et autres plugs de tailles et de matières très diverses. De même, les cockrings , cages de chasteté et autres ballstretchers s’inscrivent parfaitement dans les jeux de rôle les plus torrides. Les pinces à sein, les masturbateurs font également partie des accessoires auxquels les gays peuvent avoir recours au sein de leurs ébats. Autres déclinaisons de l’univers sm gay, certaines pratiques s’avèrent encore plus extrêmes et poussent encore plus loin les limites physiques et physiologiques du pratiquant. Différents modèles de sondes urétrales, par exemple, tout comme des speculums de tout type viennent également enrichir la gamme d’accessoires et d’objets déjà existants. Autre forme d’activités pratiquées entre hommes, le lavement s’inscrit parfaitement dans des jeux de domination et de soumission. Pratique emblématique du monde sm gay, le fist-fucking, à savoir l’introduction d’une main dans le rectum, est la forme la plus aboutie de domination entre un maître et son esclave. De nombreux clubs sont spécialisés dans cette pratique qui compte un nombre croissant d’adeptes.
Le sm gay, s’il se fonde sur des valeurs analogues à celles de sm hétéro comme la confiance réciproque et la préoccupation permanente de son partenaire, offre une diversité de pratiques très large selon les limites que l’individu souhaite atteindre voire même dépasser. De par les nombreux lieux consacrés à ces activités sexuelles, il est très facile pour un gay novice de s’essayer aux différentes formes de sm qu’il a à sa disposition. Du sm soft aux formes les plus extrêmes tant physiquement que psychologiquement, le sm pratiqué au sein de la communauté gay se distingue par son étonnante richesse et son intensité largement modulable.

2/ Sm gay : Mode d’emploi
Les gays, dans le cadre de leurs jeux sadomasochiste, ont d’avantage recours que les hétéros aux sextoys en tout genre à des fins de stimulation sexuelle et de masturbation. Usant notamment de l’électrostimulation, de gros godes taille XXL ou de vibromasseurs spécialement conçus pour les hommes qui aiment les hommes, la communauté gay ne se refuse absolument rien en terme d’accessoires sm. Afin d’égayer les séances entre dominateurs et dominés, il existe également un grand choix de bijoux intimes, pénétrants ou orientés sm soft à leur disposition. Il est possible de retrouver, au sein des pratiques sm entre gays, les mêmes accessoires de soumission et de punition que pour les pratiquants hétéros telles que les menottes, les fouets et autres tenues sm de circonstance. La relation dominant/ dominé gay pourra s’orienter vers des pratiques sexuelles très poussées et nécessitant une préparation minutieuse et progressive du soumis. L’introduction anale de divers objets (godes, plugs, etc…) constitue l’une des manifestations les plus courantes du sm entre deux hommes. Le fist fucking, pratique sexuelle au cours de laquelle le dominant introduit sa main entière ou un objet de grande taille dans le rectum de son soumis figure parmi les exemples des rapports exercés entre le maitre et son esclave. Autres déclinaisons sm propres à l’univers gay, celle du ballbusting (tapotage des testicules avec une intensité variable avec serrage éventuel de ces dernières) et du CBT (bondage appliqué au pénis). Les punitions sont également parties prenantes du sm chez les gays avec un luxe de sévices allant de la simple fessée à la dilatation anale la plus poussée.

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