Le SM chez les Lesbiennes

Par Olive O
lesmlesbienne

La grande force du sadomasochisme est de toucher toutes les catégories sexuelles sans exception. Hétérosexuels, gays et lesbiennes y trouvent indifféremment de quoi pimenter leurs ébats et de quoi pousser très loin leurs propres limites physiques et psychologiques. Bien qu’ayant en commun un grand nombre de pratiques sm, chaque communauté dispose chacune de ses propres particularités. L’association de la douleur avec le plaisir est clairement rentrée dans les esprits et constitue une fabuleuse source de fantasmes. En revanche, l’ensemble des pratiques lesbiennes en la matière reste méconnu et relativement confidentiel. Ceci tient au fait que dans l’imaginaire collectif, il est encore difficile de s’imaginer deux femmes se livrant à différents actes de soumission, de punitions et de torture. Ce serait commettre une grande erreur que de penser que le besoin de domination sur la femme est un besoin uniquement réservé à l’homme. Les femmes entre elles sont capables d’un trésor d’inventivité pour associer la douleur à la jouissance.

En terme de perversion, de volonté de soumettre l’autre et d’imagination concernant les sévices infligés à leurs esclaves, les lesbiennes n’ont rien à envier à leurs homologues masculins. Tout comme ces derniers, elles pratiquent le sm de la manière la plus soft comme la plus hard. Le sm lesbien se compose de jeux de rôle dans lesquels chaque partenaire occupe la fonction de dominante ou de soumise. Bien entendu, les lesbiennes pratiquent la fessée et le bondage à des degrés divers et chaque activité doit être préalablement acceptée et consentie par les deux parties. Généralement plus sensibles au niveau de la poitrine que les hommes, les femmes sm incluent volontiers les pinces à seins dans leurs jeux afin de susciter douleur et jouissance. De même, l’ondinisme est une activité sexuelle que l’on retrouve plus souvent chez les lesbiennes que chez les hétéros. Il s’agit de l’excitation ressentie en buvant ou en faisant boire de l’urine, voire en s’en recouvrant le corps ou en urinant sur son partenaire. Communément appelée « douche dorée », cette pratique fait partie des sévices que l’on retrouve dans le sm lesbien.
Parmi les formes de punition que l’on retrouve dans l’univers sm lesbien figure le fist. Contrairement aux idées reçues, cette pratique s’inscrit parfaitement dans la gamme d’humiliation et de punition d’amatrices de sm. Le fist vaginal notamment (introduction de la main dans le vagin) est particulièrement prisé des femmes aimant se sentir « remplies ». Lors d’une séance sm entre lesbiennes peuvent être réalisé des dilatations tant vaginales qu’anales.
Les sextoys et autres accessoires sm jouent un rôle prépondérant dans l’univers sm lesbien. Afin de conforter son rôle de maîtresse, la dominatrice peut se munir d’un gode-ceinture et infliger à sa soumise de vigoureuses pénétrations tant vaginales qu’anales. De même, les doubles godes permettent un coït simultané entre les partenaires ou peuvent être employés afin de réaliser une double pénétration sur l’esclave. Grâce à l’étonnante variété de jouets sexuels désormais disponibles sur le marché, les lesbiennes amatrices de sm n’ont que l’embarras du choix pour incorporer ces derniers à leurs différents scénarios sexuels. Qu’il s’agisse d’accessoires destinés à créer de la douleur (pinces à seins), à entraver sa partenaire (cordes, chaînes, …) ou à la pénétrer, la seule limite est celle que se sont fixées la dominatrice et son esclave. De même que chez les gays, les lesbiennes sm peuvent s’adonner à différents jeux en couple ou à plusieurs. A titre d’illustration, une soumise peut être offerte à plusieurs femmes qui en disposent dès lors comme elles l’entendent en lui faisant subir différentes formes de sévices (fouettage, pénétrations, etc …). Le fétichisme joue également un rôle fantasmatique très prononcé dans l’univers sm lesbien. Dans ce cadre, certaines matières tels que le latex ou le cuir et les tenues qui en sont composées contribuent pour beaucoup à instaurer une atmosphère torride propice au désir et à l’orgasme.
Malgré le caractère extrême de certaines pratiques, le sm lesbien se fonde sur les mêmes valeurs que le sm entre partenaires hétéro. La confiance mutuelle ainsi que la préoccupation de l’autre doivent animer chaque séance sans exception. Les risques liés aux pratiques sm demeurent bien présents chez les lesbiennes. Le bondage et l’utilisation de bâillons notamment impliquent une préparation consciencieuse et une surveillance de chaque instant de la personne qui en fait l’objet.
Si les amateurs de sm gay disposent de nombreux lieux entièrement dévolus à ces pratiques, les lesbiennes passionnées de sm n’ont pas cette chance. En effet, il n’existe pas à proprement parlé de clubs spécialisés pour elles. Il est toutefois possible pour elles d’accéder aux différents donjons ouverts aux pratiquants hétérosexuels sans pour autant disposer de leurs propres établissements.
Si le sadomasochisme connaît une attractivité manifeste chez les hétérosexuels et connaît un engouement sans précédent auprès de la communauté gay, le sm lesbien est encore peu médiatisé et rares sont les sites et les articles qui en décrivent tous les aspects. Les lesbiennes amatrices de sm disposent d’un large panel de sévices et autres jeux de rôle qui n’ont rien à envier aux sadomasochistes hétéros et gays. Les pratiques les plus extrêmes (fist, humiliation, brûlures, bondage, uro et scatologie…) comme les plus softs (fessée, soumission légère, …) s’y retrouvent pour un plaisir partagé entre adultes responsables.

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